Saijo City, un break en prison.

Le sifflement sourd d’une tuyauterie sous pression m’éveille.
Tout d’abord, me vient à l’esprit la certitude d’avoir été absent une éternité.
Puis, en un éclair, les circuits de ma mémoire virtuelle retrouvent leurs chemins. Les planètes…le soleil et son terrible secret…la créature auréolée de lumière, d’une beauté si apaisante que je n’ai pas vu le danger. Ou pas voulus y croire.

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Et maintenant, ce vaste espace métallique désert. Une prison. Tel est donc mon châtiment.

Mes vêtements ne sont plus ceux que je portaient auparavant, et un tatouage complexe a été dessiné sur mon corps. Je me contorsionne de tous côtés pour tenter de discerner un éventuel plan d’évasion dissimulé dans les sombres circonvolutions du motif. J’échappe de justesse à une double hernie discale aiguë en décidant d’abandonner cette activité gymnique à hauts risques pour, finalement, inspecter mon nouvel environnement.

Etrange pénitencier. Ce que je croyais être des vitres blindées ne sont en fait que des ouvertures qui me laissent toutes libertés d’explorer le monde extérieur.

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Aussi loin que porte mon regard, s’étale une cité baignée d’une atmosphère oppressante très évocatrice de celle du film de Ridley Scott, Blade Runner, adapté du roman de Philip K. Dick “Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques?”.

Une inscription au sommet d’un immeuble me révèle le nom de l’endroit : Saijo City ! J’ai eu vent des légendes qui courent sur cette ville, lovée dans une strate temporelle d’un possible futur, et sur ses citoyens regroupés en factions qui s’affrontent ou se liguent selon les intérêts du moment.

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Espoir et rébellion s’étalent sur les murs déshumanisés de Saijo City. Cependant, je ne rencontre personne. Streeters, Corporates, Sci-Techs et Mystics se terrent probablement dans les immeubles tant il est vrai que l’espace de vie entre les bâtiments est réduit au strict minimum et n’inspire pas le moindre sentiment de sécurité.

Il faut que je quitte cet endroit, que je trouve une issue, et vite.

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A la périphérie de la cité, une maigre végétation, enracinée dans une tourbe gorgée de composés toxiques fluorescents, parvient pourtant à prendre son essor. La vie est là. Et en la contemplant j’ai le sentiment diffus qu’elle cache le secret d’une faille temporelle qui me fera quitter Saijo City.

Réussirai-je à m’échapper?
Les Sci-Techs finiront-ils par me reprogrammer ?
La colère des Dieux de ce monde me rattrapera-t-elle?
Le café de mon géniteur était-il encore chaud à la fin de la rédaction de cet article?

Cela, et bien d’autres choses encore, vous sera révélé à la lecture de mes prochaines aventures dans les mondes virtuels!

Kyle

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5 Comments on “Saijo City, un break en prison.”

  1. Renisenb Says:

    Vivement la suite ! autant pour le texte que pour ces sublimes photos : à se demander si on est toujours dans le virtuel.

  2. Laurent Says:

    Kyle,
    tu devrais te rebaptiser rick deckard de blade runner , bravo pour ton reportage

  3. Mimi C Says:

    Les photos sont superbes : réalistes, couleurs éclatantes. C’est très beau.

  4. Nuage G Says:

    Et bien j’en redemande …..
    En provenance de openlife je m’interroge : ton talent de chroniqueur n’a pas une carte à “nous” jouer sur ce monde vierge ou presque…

  5. Nonconformist Says:

    Somehow i missed the point. Probably lost in translation :) Anyway … nice blog to visit.

    cheers, Nonconformist.

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