Saijo City, un break en prison.

Publié 22 juin 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Coups de coeur, Découverte

Le sifflement sourd d’une tuyauterie sous pression m’éveille.
Tout d’abord, me vient à l’esprit la certitude d’avoir été absent une éternité.
Puis, en un éclair, les circuits de ma mémoire virtuelle retrouvent leurs chemins. Les planètes…le soleil et son terrible secret…la créature auréolée de lumière, d’une beauté si apaisante que je n’ai pas vu le danger. Ou pas voulus y croire.

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Et maintenant, ce vaste espace métallique désert. Une prison. Tel est donc mon châtiment.

Mes vêtements ne sont plus ceux que je portaient auparavant, et un tatouage complexe a été dessiné sur mon corps. Je me contorsionne de tous côtés pour tenter de discerner un éventuel plan d’évasion dissimulé dans les sombres circonvolutions du motif. J’échappe de justesse à une double hernie discale aiguë en décidant d’abandonner cette activité gymnique à hauts risques pour, finalement, inspecter mon nouvel environnement.

Etrange pénitencier. Ce que je croyais être des vitres blindées ne sont en fait que des ouvertures qui me laissent toutes libertés d’explorer le monde extérieur.

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Aussi loin que porte mon regard, s’étale une cité baignée d’une atmosphère oppressante très évocatrice de celle du film de Ridley Scott, Blade Runner, adapté du roman de Philip K. Dick « Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? ».

Une inscription au sommet d’un immeuble me révèle le nom de l’endroit : Saijo City ! J’ai eu vent des légendes qui courent sur cette ville, lovée dans une strate temporelle d’un possible futur, et sur ses citoyens regroupés en factions qui s’affrontent ou se liguent selon les intérêts du moment.

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Espoir et rébellion s’étalent sur les murs déshumanisés de Saijo City. Cependant, je ne rencontre personne. Streeters, Corporates, Sci-Techs et Mystics se terrent probablement dans les immeubles tant il est vrai que l’espace de vie entre les bâtiments est réduit au strict minimum et n’inspire pas le moindre sentiment de sécurité.

Il faut que je quitte cet endroit, que je trouve une issue, et vite.

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A la périphérie de la cité, une maigre végétation, enracinée dans une tourbe gorgée de composés toxiques fluorescents, parvient pourtant à prendre son essor. La vie est là. Et en la contemplant j’ai le sentiment diffus qu’elle cache le secret d’une faille temporelle qui me fera quitter Saijo City.

Réussirai-je à m’échapper?
Les Sci-Techs finiront-ils par me reprogrammer ?
La colère des Dieux de ce monde me rattrapera-t-elle?
Le café de mon géniteur était-il encore chaud à la fin de la rédaction de cet article?

Cela, et bien d’autres choses encore, vous sera révélé à la lecture de mes prochaines aventures dans les mondes virtuels!

Kyle

Des astres sans gravité.

Publié 1 juin 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Découverte

Depuis les sims voisins,Workshop et I love You, le spectacle est à couper le souffle.

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Sur Solar System a lieu une sorte de meeting que l’on peut carrément qualifier de planétaire. Du niveau de la mer jusqu’à une altitude de plusieurs centaines de mètres, nos cailloux cosmiques préférés font leur show. Jumelles et télescopes sont inutiles, et seul le réglage des préférences graphiques « Draw distance » boostées à 512 vous permettra d’apprécier pleinement leurs évolutions.

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Equipé d’un HUD qui me permet d’atteindre la stratosphère de Second Life, je m’offre un plaisir qu’aucun astronome n’a jamais pu se permettre de rêver: marcher sur les anneaux de saturne. Un grand pas pour les SLiens! J’essaie cependant de mesurer les miens pour éviter une chute malencontreuse. Quel grand héros de l’astronautique Second Life perdrait avec moi.

Pour commémorer l’événement, je décide, en toute modestie, de nommer la bande bleue sur laquelle le premier avatar à mis le pied Anneau de Kyle. Ça sonne bien, non?

Des bruits me parviennent de l’intérieur de l’astre. N’écoutant que mon désir de faire avancer la Science et animé de la flamme inextinguible de la Connaissance, je plonge sans hésiter dans les tempêtes de gaz corrosifs.

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La planète est creuse! Un architecte sous mescaline, imprégné des valeurs conceptuelles du Bauhaus, y a bâti un ensemble d’habitations improbable.

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Je fais la même expérience avec le Soleil, et là, stupeur et recueillement… je viens de débarquer dans la Salle de Conseil des Maîtres du Monde. Une naïade en maillot de bain rouge (leur Chef Suprême, peut-être?), succombant sans doute aux arguments marketing d’une marque de cosmétiques, se fait bronzer de l’intérieur.

Où sont les autres?

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Tout simplement, là, à l’Alpha Club, à trépigner sur des rythmes profanes, dans ce lieu mal famé du centre de la Terre, et à pousser de tonitruants Yiiiihaaaaa! et Whooohooooo! Je suis consterné de voir les dieux et déesses de ce monde se livrer à des occupations si frivoles alors que nous autres, pauvres résidents, sommes confrontés aux attaques répétées du Grand Lag.

Je m’apprête à filer avant d’être repéré et qu’on ne cherche à éliminer le témoin de ce terrible secret. Trop tard, une magnifique créature auréolée de lumière s’approche déjà de moi.

— Allez, Kyle, viens danser avec moi!

Kyle, qui se fait une planète de pas grand-chose.

Second New Mexico

Publié 29 mai 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Coups de coeur, Découverte

Tableau est une région où il fait bon goûter l’ambiance du sud. La ville basse sera votre point d’arrivée. Le côté délabré qui se dégage des bâtiments et des alentours, apporte au paysage une richesse de textures qui enchante le regard. On peut se contenter d’appuyer à tout-va sur le déclencheur de l’appareil photo tout en dansant le Kasatchok ou le Sirtaki, et finalement obtenir des images expressives. Bref! Un rêve de photographe. Immersion réussie, donc, d’autant plus que l’écoute du stream audio diffusé sur la sim en rajoute une couche. Salsa!

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Plus loin sur la rue principale, une cabane. C’est un bar, le One Eyed Cat. Malgré l’aspect extérieur, l’ambiance, à l’intérieur, est chaleureuse. On peut jouer au billard et même y faire du Karaoké.

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Yeah! La Nouvelle Star, c’est moi! Avec une force de conviction dont je me croyais dépourvu, paupières fermées, je chante des paroles aussi inspirées que « my girl wants to party all the tiiiiime! ».

Le premier couplet n’est pas achevé que des bruits de chaise et une galopade me font ouvrir les yeux.

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La salle s’est vidée, plus personne, rien, nada. Encore un public sourd aux talents vocaux du grand artiste que je suis! Bande de péquenots!

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Dans l’espoir de trouver des oreilles moins frustres, je grimpe la pente qui conduit à la ville haute. Passé la voie de chemin de fer, il y a comme un contraste avec l’endroit que je viens de quitter. Les rues sont propres, rien ne dépasse, les parcs publics feraient se faire seppuku à un grand maître de l’art des jardins japonais, des magasins proposent du mobilier et des vêtements chics.

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Avant de partir, je projette de tenter un strike au bowling et finir la soirée sur la piste de danse du Sushi Roller Disco. Mais devant cet étalage de luxe, je craque pour une chemise, un pantalon et une ceinture qui me donnent une allure assez satisfaisante et l’occasion de porter mes pompes en croco.

Et vous savez quoi, les mecs? La différence entre vous et moi, c’est que sur moi c’est la classe.

Kyle, Man In Black & beige.

Mise à jour radieux.

Publié 23 mai 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Infos des mondes virtuels

C’est un jour radieux, pour moi. Second Life passe en version 1.16 aujourd’hui avec, entre autres, une avancée majeure sur les possibilités de constructions dans Second Life : les sculpted prims seront là, à partir de 21h00 heure de Paris!

Voici une video de présentation de cette nouvelle faculté de créer un objet complexe avec une seule primitive.

Le tutorial, ci dessous, tourné sur la Beta Test Grid, montre la procédure de fabrication d’une sculpted prim, après upload de la sculpt map créée sur un logiciel de 3D.

Les logiciels 3D capables de convertir les données 3D en sculpt map doivent pouvoir disposer de certaines fonctionnalité indispensables. Linden Lab propose un guide, avec explications détaillées et tutoriaux sur ses pages wiki, ici.

Certains devraient beaucoup s’amuser, ces prochains jours. Et avec le désir des landbarons et des propriétaires de parcelles d’augmenter leur réserve de primitives et leurs possibilités de création, Second Life va probablement connaître une mutation progressive de son contenu.

Je trépigne de joie, mais les résidents qui viennent d’acquérir, par exemple, un canapé tout en angles ou aux rondeurs maladroites vont, eux, certainement tirer un peu la gueule en voyant ça :

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Canapé en sculpted prims par Xenius Revere.

Vous désirez un métier d’avenir dans Second Life ? Ne cherchez plus, devenez créateur d’objets et architecte.

Kyle

Enigme à Suffugium

Publié 19 mai 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Coups de coeur, Découverte

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Téméraire, inconscient doté d’une curiosité pathologique en phase terminale, tels sont les qualificatifs qui pourraient s’appliquer à mon cas, par ailleurs fort intéressant aux yeux de certains médecins spécialisés. Car, enfin! A peine remis de mon escapade sur les Wastelands, me voici débarqué sur la place centrale de Suffugium.

Certes, ici je ne risque pas une irradiation avancée, je vous l’accorde, et les érudits ne manqueront pas de souligner que le mot latin suffugium désigne un lieu de refuge, un abri ou une retraite. A première vue, voici donc une destination tout à fait indiquée pour me remettre de mes dernières aventures.

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La ville est pourtant imprégnée d’une atmosphère mystérieuse. Des gens disparaissent. Des affiches vous exhortent à signaler tout comportement déviant et les drones policiers planent au dessus de vous. Leur rayon de plasma dissèque vos pixels pour en extirper les informations qui leur permettront de déterminer si, à tout hasard, vous ne seriez pas un mutant anarchiste, un terroriste…ou les deux à la fois. Terrifiant.

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Des avis de recherche destinés à retrouver Stella Trenchmouth, chanteuse de rock récemment disparue, sont placardés un peu partout dans les rues comme dans les boutiques. La jeune femme aurait été vue pour la dernière fois sur la place centrale et, depuis, aurait laissé ses proches et son fan club sans nouvelles. Un téléphone, dont la seule fonction semble être de prévenir les autorités en cas d’informations capitales, éveille en moi une soudaine vocation de détective privé. C’est décidé, je vais mener mon enquête. Tremblez, malfaisants !

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Au fond d’une ruelle, un avion écrasé sur la chaussée m’apparaît comme une promesse de révélations. Un tour de l’épave n’apporte pourtant pas plus d’eau au moulin de mon investigation qu’il n’y en a pour éteindre l’incendie qui ronge la carlingue. Après avoir suivi plus de pistes infructueuses que les inspecteurs Derick et Maigret réunis n’en ont connu durant toute leur carrière, je dois bien admettre que l’enquête piétine. Avant de douter définitivement de mes capacités naissantes d’enquêteur, je décide d’explorer les sous-sols de la ville.

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Une rampe, masquée jusqu’alors par un angle d’immeuble, me donne accès à une véritable ville souterraine. Des guirlandes lumineuses percent faiblement la morosité de l’endroit. Personne. Ont-ils tous disparus, eux aussi? Malgré une inspection méticuleuse des bâtiments, je ne décèle, hélas, toujours aucun indice.

Bien. Il ne me reste donc plus qu’à entreprendre une visite des égouts.

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Là, je dois avouer que le niveau de ma motivation a brutalement chuté. J’avance sur la défensive. Si quelqu’un ou quelque chose me cherche les poux, aucun moyen de se planquer. J’erre ainsi pendant des heures sans rencontrer pixels qui vivent. Le réseau est vaste, et je prends conscience que parvenir à retrouver une personne dans ces galeries est probablement une prouesse impossible.

Je cherche la sortie, en vain.

Un doute m’étreint. L’idée qu’un gars de la sécurité soit déjà en train de refaire la décoration des murs de Suffugium avec des affiches du type « Missing Kyle Brynner. Have you seen mee? » me semble de plus en plus du domaine du possible…

Kyle

Welcome to The Wastelands.

Publié 9 mai 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Coups de coeur, Découverte

Je suis dans une pièce aux murs de guingois et au sol rocailleux. Au fond, devant moi, une échelle dont la partie supérieure disparaît dans une ouverture pratiquée dans la dalle de béton du plafond. Bien. Je dois être dans une sorte de cavité. L’échelle me conduira sans doute vers la sortie, en surface. Enfin… j’espère.

Sur ma droite un panneau tracé de lettres impératives m’avertit de ne pas porter d’armes. Ok, d’accord… je laisse tomber mon coupe-ongles et mes cures-dents au sol.

Je m’approche de l’échelle. Un mouvement sur ma gauche, à la frange de mon champ de vision: une silhouette que je n’avais pas encore remarquée. Je suis sûr qu’elle n’était pas là, juste à l’instant. Je ne m’en inquiète pas pour autant, je sais que les choses ont tendance, dans ce monde virtuel, à nous apparaitre lentement, comme si elles cherchaient à s’imposer à nous progressivement, pour être sûres que nous ayons conscience de leur présence. Je pense qu’elles ont une âme, les choses, et qu’elles agissent selon une philosophie toute personnelle qu’elles nomment « Lag ».

– Have a nice day !

La voix, forte et métallique, me fait sursauter. Elle provient de cette silhouette si brusquement apparue, celle d’un robot sans âge, la carcasse rongée par l’acidité de l’air et les radiations. Je ne parviens pas à déterminer s’il est sincère ou si ses concepteurs lui ont inculqué un sens de la dérision et de l’humour noir particulièrement développé.

Je grimpe à l’échelle et me retrouve à l’air libre, sortant de ce qui s’avère être un bunker. Spectacle de désolation autour de moi. Tôles froissées et enchevêtrées, debris de toutes sortes éparpillés selon le shéma aléatoire d’un probable souffle nucléaire. Ici et là, des abris de fortune constitués des vestiges du passage de l’apocalypse ont été assemblés à la va-vite. Partout, des panneaux jaunes estampillés de noir me signalent que je suis dans une zone soumise à de fortes radiations. Je m’en veux de l’inconscience qui m’a fait venir ici sans HUD Geiger. Le pire, c’est que j’ignore totalement combien de temps je peux rester ici avant que le code source de mes pixels ne soient irrémédiablement infectés.

Hey, Kyle! Mode role-play « off » !

Hum…bon d’accord, c’est vrai, je me suis fait un film. Mais je crois qu’il était difficile de ne pas se laisser emporté tellement l’ambiance de cet endroit est réussie.

Créées par NeoBokrug Elytis, The Wastelands et The Junkyards sont deux régions résidentielles voisines basées sur une thématique post-apocalyptique. Les amateurs de Philip K. Dick seront ravis.

Selon son concepteur, ce ne sont pas des zones « officiellement » role-play, mais cette activité semble cependant fortement encouragée si on considère les titres de « Role Playing Storyline Director » et de « Game Developer » de certains membres du staff. Les combats sont possibles mais certaines armes sont interdites et d’autres soumises à des usages réglementés. En cas de doute, avant de débarquer là bas avec l’artillerie lourde, un petit tour sur le site internet vous évitera quelques déboires et vous en apprendra beaucoup sur cette région extraordinaire.

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Ces deux sims vous réservent de longues heures d’exploration et de découvertes. A ne manquer sous aucun prétexte.

Kyle

Le MOMA, parenthèse culturelle sur Second Life.

Publié 7 mai 2007 par Kyle Brynner
Catégories : Art et musique

Sous l’impulsion d’Emmanuel DEVINNA, la fondation DEVINNA a inauguré le 28 mars dernier, le MOMA, Museum Of Modern Art dans Second Life sur la sim Cubana. Présent lors de cet événement j’avais pris quelques photos de l’architecture du lieu, mais, emporté par la visite et les discutions, aucune des accrochages. Oubli réparé il y a quelques jours, ce qui me permet de vous livrer aujourd’hui des images et mes impressions.

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En arrivant sur l’esplanade du musée, d’emblée, le bâtiment affiche son ambition: donner aux artistes contemporains une visibilité sur notre plateforme préférée. Esthétique élancée, transparences sur quatre cents mètres de haut, quarante étages, la tour du musée est actuellement occupée, sur quatorze niveaux, par des expositions permanentes ou provisoires. Ce qui laisse une marge assez confortable pour l’arrivée d’autres photographes, peintres, sculpteurs ou infographistes.

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Artiste: Luna Box.

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Artiste: Frao RA

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Artiste: Frao RA

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Artiste: Cocool Tracy

Sur Douce France, La Fondation vient également d’installer une galerie d’exposition qui accueille un lieu de convivialité et d’échanges, le Café des Arts, et annonce la mise en ligne prochaine d’un site web.

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Lassés de passer vos nuits à agiter vos pixels sur les dancefloors? Fourbus de voyages virtuels et de shopping? Le Docteur Kyle n’a qu’une chose à vous dire: une pause culturelle est peut-être exactement ce qu’il vous faut.

Et vous pouvez dépasser la dose prescrite.

Kyle.